Paroisse D Arnayrohomework

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Une église est un édifice religieux dont le rôle principal est de faciliter le rassemblement d'une communauté chrétienne. Son érection est commanditée par le clergé, financée par les dons ou les dîmes imposées aux laïcs, réalisée par les artistes et artisans. Sa construction obéit à un ordonnancement architectural évoluant au fil des siècles selon son importance et sa fonction. Son entretien est dévolu au pouvoir religieux ou aux pouvoirs publics selon les pays et la conservation des plus remarquables est prise en charge au titre des différentes politiques de protection du patrimoine culturel.

Historique[modifier | modifier le code]

L'histoire de l'édification des églises suit l'évolution de l'implantation du christianisme dans le monde romain, en Orient et en Occident, puis celle de l'évangélisation des nations sur tous les continents, depuis l'Antiquité tardive jusqu'à l'époque contemporaine avec une période phare située entre les XIe (art roman) et XVIe siècles (Renaissance).

Antiquité tardive[modifier | modifier le code]

Établies dans les domus ecclesiae, les maisons des premiers chrétiens, et parfois édifiées à l'emplacement d'anciens lieux de culte païen, les premières églises connues sont celles de l'Antiquité tardive comme la domus ecclesiae de Doura Europos en Syrie orientale (241), l'église du Saint-Sépulcre à Jérusalem (330) ou les Tituli de Rome comme le titulus Clementis (IVe siècle) érigé au-dessus d'un mithraeum.

Haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

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Moyen Âge central[modifier | modifier le code]

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Moyen Âge tardif[modifier | modifier le code]

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Renaissance[modifier | modifier le code]

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Dix-septième et dix-huitième siècles[modifier | modifier le code]

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Dix-neuvième et vingtième siècles[modifier | modifier le code]

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La patrimonialisation des sites religieux coïncide avec l'émergence du tourisme de masse (concernant notamment les visiteurs qui hésitent souvent entre le pèlerinage stricto sensu et le tourisme religieux) et la baisse de la pratique religieuse à partir des années 1960. De cultuel, l'enclos devient très lentement mais progressivement, un lieu culturel. Conscientes de la paternité effective des lieux sacrés, les communautés locales pouvant bénéficier de ce tourisme sont inégalement portées par ce mouvement de réappropriation collective que constitue la patrimonialisation, certains fidèles acceptant mal l'hétérogénéité prononcée des visiteurs, croyants ou non[1].

Commanditaires, financeurs, bâtisseurs[modifier | modifier le code]

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Fonctions des églises catholiques et orthodoxes[modifier | modifier le code]

Principal édifice de ce type de la paroisse dans le christianisme, l'église consiste en un bâtiment consacré à la prière et aux pratiques cultuelles des chrétiens comme la messe dite dans une église par le prêtre, dans le catholicisme et l'orthodoxie. Les édifices qualifiés de chapelles sont généralement privés, comme la chapelle d'un château, ou réservés à une communauté religieuse, par exemple un monastère.

Selon son importance et sa fonction, une église catholique peut être appelée :

  • cathédrale (adjectif et nom) si elle est dotée d'une cathèdre, siège d'un évêque.
  • primatiale (adjectif et nom) si elle est siège d'un primat, évêque ayant une primauté sur les autres.
  • basilique (adjectif et nom)
  • collégiale (adjectif et nom) si, sans être cathédrale, elle est desservie par un collège (le chapitre) de chanoines séculiers.
  • décanale (adjectif seulement) si elle est le siège d'un doyenné, regroupant plusieurs paroisses autour d'un doyen.
  • paroissiale (adjectif seulement) si elle est le siège d'une communauté de chrétiens.
  • abbatiale (nom et adjectif) si elle est l'église principale d'une abbaye.
  • priorale si elle est l'église d'un prieuré.
  • Une chapelle est un lieu de culte secondaire :
    • si elle fait partie d'une église plus vaste, elle est alors destinée au culte d'un saint, d'une famille, d'une confrérie.
    • elle est castrale ou nosocomiale si elle appartient à un château ou à un hôpital (chapelle d'autre bâtiment civil).
    • elle est commémorative si elle marque un lieu particulier (source miraculeuse, emplacement d'un miracle, tombeau d'un saint isolé).
    • elle est cimetériale si elle est bâtie dans un cimetière.

Dans le monde orthodoxe :

  • Une métropole est une cathédrale (siège d'archevêché).
  • Un catholicon (ou katholikon) est l'église principale d'un monastère cénobitique oriental.
  • Un kyriakon (mot qui a donné Kirche et church) est l'église principale d'une skite ou d'une laure.
  • La plus grande église d'une ville, si elle n'est pas cathédrale, est appelée en Grèce "katholiki" sans rapport avec le catholicisme.

Le terme générique désignant le ou les saint(s) au(x)quel(s) l'église est dédiée est le vocable ou la dédicace.

Dans le protestantisme, l'édifice ayant la même utilité est historiquement appelé le temple et non pas l'église, le terme « Église », avec majuscule, étant essentiellement retenu pour désigner l'institution, ou bien la communauté des chrétiens. Dans quelques cas exceptionnels, notamment dans le contexte luthérien institutionnel, le mot église est utilisé pour désigner un édifice.

Architecture[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Architecture religieuse au Moyen Âge et Plan type d'église.

Dans la religion chrétienne, aucun texte n'édicte de règle architecturale pour la construction d'une église. De même, la liturgie n'impose aucune formule, aucun style mais les maîtres d'ouvrage appliquent les prescriptions du droit canon selon lesquelles les ordinaires doivent « surveiller que, dans la construction et la réparation des églises, soient respectées les formes acceptées par la tradition chrétienne ainsi que les règles de l'art »[2].

« Orientation »[modifier | modifier le code]

L'église originelle du Saint-Sépulcre de Jérusalem était composée de deux bâtiments : à l'est du rocher du calvaire s'élevait une basilique (le Martyrium), et à l'ouest du rocher se trouvait la rotonde (l'Anastasis) abritant le tombeau de Jésus. Cette basilique fut orientée Est-ouest, comme le Temple de Jérusalem alors en ruines, faisant de cet édifice chrétien le « nouveau Temple » du Christ[3].
Trois des quatre basiliques majeures de Rome ont gardé cette orientation avec l'entrée à l'est et l'autel à l'ouest : la Basilique Saint-Pierre, la Basilique Saint-Jean-de-Latran, et la Basilique Sainte-Marie-Majeure. Cependant, la plupart des églises adoptent l'orientation réciproque, avec la façade à l'ouest et l'autel vers l'orient. Près d'un tiers des églises sont occidentées à l'origine (avant la période byzantine) mais il apparaît d'abord que l'orientation des églises n'est pas la règle[4].

Depuis les origines et jusqu'au XVe siècle, dans tous les pays chrétiens, l'édifice de l'église était adapté à une prière communautaire dirigée vers l'orient - c'est là l'origine du mot « orientation ». Car l'attente du soleil levant (symbole du Christ ressuscité) est un trait essentiel de la prière et de la spiritualité chrétiennes. Aujourd'hui cette tradition est maintenue dans l'Église de l'Orient. De même, « le soleil signifie d’abord lumière et lumière suprême (…) et selon saint Eusèbe d'Alexandrie, les chrétiens jusqu'au Ve siècle adoraient Dieu le visage tourné vers le soleil levant. Le soleil montant est d’ailleurs très souvent comparé à un oiseau. Le mazdéisme assimile le soleil à un coq qui annonce le lever du jour, et nos clochers chrétiens portent encore cet oiseau qui symbolise la vigilance de l’âme en attendant la seconde venue du Christ, la naissance de la Grande Aurore[5]. » Le coq est d'ailleurs souvent représenté avec les instruments de la Passion.

À l'intérieur des églises d'Occident, les fidèles étaient traditionnellement répartis des deux côtés de la nef : les hommes au sud (à droite en regardant vers l'autel) et les femmes au nord. Dans le rite copte d'Égypte c'est l'inverse, avec les femmes à droite et les hommes à gauche. L'orientation traditionnelle du chœur vers l'orient est déclarée facultative selon les préceptes des Instructions fabricae de Charles Borromée, artisan de la Réforme catholique et selon le pape Pie V qui considère en 1572 qu'il importe plus que la façade de l'église soit bien orientée par rapport à la ville, son axe principal et sa grande place[6].

Lieu de construction[modifier | modifier le code]

Les premières églises, au temps de la clandestinité ou de la plus ou moins grande tolérance selon les régions et les autorités, c'est-à-dire avant l'édit de Milan en 313, étaient des maisons-églises (Domus ecclesiae), c'est-à-dire une pièce réservée dans la demeure d'un membre de la communauté chrétienne. Cependant les textes qui en font état (Actes des Apôtres, procès-verbaux dressés lors des persécutions des chrétiens) mentionnent la communauté, appelée l'Ecclesia ou l'église domestique (en), et non l'emplacement matériel[7]. Une vision romantique veut que les catacombes furent parfois utilisées comme telles lorsqu'elles commencèrent à être édifiées, notamment à Rome mais elles servaient de cimetières où les chrétiens enterraient chaque jour les leurs près des martyrs (inhumation ad sanctos) sur les tombes desquels ils pratiquaient un culte funéraire à la romaine, le refrigerium.

Dans les villes romaines, après la chute des religions polythéistes les évêques s'efforcèrent d'établir dès le IVe siècle les lieux de culte au Christ (l’ecclesia parfois qualifiée d’ecclesia mater ou senior) à l'emplacement de temples (exemple : le Parthénon à Athènes ou le Panthéon à Rome) ou de fana convertis pour l'occasion ou le plus souvent de lieux particuliers intra-muros au sein du groupe épiscopal. Les chapelles des grands domaines fonciers deviendront souvent des églises paroissiales[réf. nécessaire]. Les lieux de culte suburbains étaient par contre construits sur des zones cémétériales, lieux de sépulture d'un martyre ou de son supplice de type martyrium, oratoire ou basilique[8].

Traditionnellement, lorsque l'on décidait de construire une église :

  • on choisissait un saint protecteur de cet édifice (le saint patron) ; ce choix était souvent le fait du responsable temporel de l'église sur le domaine duquel allait être construite l'église : l'évêque, un propriétaire, ou des abbayes.
  • pour les plus grandes églises, à partir du milieu du Moyen Âge, à l'endroit choisi pour ce qui serait la croisée des transepts, on plantait ponctuellement un grand mât le jour de la fête du saint patron ; cette opération avait lieu au lever du soleil si cette fête se célébrait avant le solstice d'été, ou au coucher du soleil si cette fête se célébrait après le solstice d'été. On notait alors l'ombre portée par le mât, la direction de cette ombre définissant l'axe est-ouest (appelé decumanus chez les Romains). D'autres opérations s'en suivaient : tracé du cercle dans lequel s'inscriraient les quatre piliers du transept, tracé du cercle définissant le sanctuaire, définition de la nef...

En Europe occidentale, le style architectural des églises s'illustre en plusieurs périodes successives dont voici les principales :

Art roman[modifier | modifier le code]

L'art roman se reconnaît principalement par l'emploi de l'arc en plein cintre, qui forme un demi-cercle parfait. Il utilise les techniques et souvent les décors, hérités de l'Antiquité, d'où son nom.

Son aspect est souvent massif, pas très élancé, avec d'assez petites ouvertures et des murs épais parce que l'église romane est conçue pour être couverte de fresques, pour être utilisée la nuit (nombreuses vigiles non seulement monastiques, mais aussi paroissiales) et pour être éclairée de lampes. À cette époque on ne connaît pas encore le progrès technologique des arcs-boutants et des clefs de voûte (vers le XIIe) ; on utilise alors de larges murs pour éviter un effondrement du toit.

L'art byzantin, en Orient, est une variante de l'art roman qui privilégie les plans centrés inspirés de la Grande Église (Sainte-Sophie de Constantinople). Il ignore le déambulatoire.

Art gothique[modifier | modifier le code]

L'art gothique se reconnaît par l'emploi de l'arc brisé, dont la clef de voûte forme un angle entre les deux arcs qui la composent. Il a surtout été utilisé pour la reconstruction des cathédrales.

Son aspect est plus svelte et élancé grâce à l'emploi d'arcs-boutants, qui permettent de reporter la poussée loin des murs et servent de gouttières pour rejeter les eaux de pluie. Les murs sont alors évidés pour faire place à de larges baies ; les façades s'ornent de splendides vitraux comme à la Sainte Chapelle, ou dans la Cathédrale de Beauvais, plus haute clef de voûtegothique avec ses 48 mètres, caractérisée par sa forme en croix grecque (le transept et la nef possèdent la même longueur). On utilise aussi des gargouilles, monstres difformes censés éloigner le Diable. Celles-ci sont souvent en haut des tours ou à l'embouchure des gouttières, comme ornements.

Architecture contemporaine[modifier | modifier le code]

On qualifie de contemporaines les églises bâties en France à partir des années 1920, à la suite des destructions de la première Guerre mondiale notamment. Les architectes renouvellent le sujet, proposent des innovations tout en veillant au respect des normes liturgiques. Certaines églises sont issues du mouvement d'urbanisation des villes, l'Église catholique souhaitant que des édifices de culte soient au plus près des populations : l'église Notre-Dame du Raincy par Auguste Perret est l'une d'entre elles.

À partir des années 1950, à la suite des destructions de la seconde Guerre mondiale, plus importantes, la reconstruction d'édifices accompagne le mouvement liturgique qui précède le concile Vatican II, et introduit bon nombre d'innovations notamment en France et en Allemagne, nations durement touchées. La Revue de l'art sacré s'en fait un écho minutieux.

Dans les années 1960 les églises contemporaines correspondent d'une part à la reconquête catholique des quartiers et des banlieues, d'autre part à la fin de la période des reconstructions.

Elles possèdent des signatures architecturales : Le Corbusier, Claude Parent, Paul Tournon. Elles abandonnent le plus souvent la forme de croix romaine (nef et transept). Siège du diocèse d'Évry-Corbeil, la cathédrale de la Résurrection d'Évry est la seule cathédrale à avoir été consacrée en France au XXe siècle.

Entretien des églises et conservation du patrimoine[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Loi de séparation des Églises et de l'État et Inventaire général du patrimoine culturel.

Faute d'un entretien suffisant de la part des municipalités qui en ont la charge, plusieurs milliers d'églises sur les 45 000 que compte la France encourent un risque important d'être rasées dans les prochaines années[9]. Il faut remarquer que les villages n'ont pas toujours les moyens financiers d'entretenir leur église, même si elle n'est pas très imposante. De même, certaines grandes villes qui comptent les dizaines de superbes édifices ne peuvent souvent assurer seules l'entretien et les travaux. La France est l'un des pays qui comptent le plus d'édifices religieux[10], et c'est de façon globale que le coût de restauration est très élevé. Ce problème s'applique de la même façon aux très nombreux châteaux et manoirs.

Il n'y a pas de véritable recensement des bâtiments culturels en France. L'Observatoire du patrimoine religieux en estime le nombre à 100 000 sur la base d'une moyenne de 2,5 édifices dans chacune des 36 000 communes[11].

Néanmoins, un grand nombre de communes restaurent de façon remarquable leurs églises. Citons par exemple la Commune d'Écouen qui en 2010 achève les importants travaux de rénovation intérieure de l'église Saint Acceul, édifice connu pour son architecture (Jean Bullant), mais surtout pour ses vitraux. Le coût de ce chantier est estimé à près d'1,5 million d'euros (financé en partie par l'État).

Certaines communes organisent dans leur église, en plus des offices religieux, des événements laïques, comme des concerts d'orgue ou d'autres instruments d'époque.

Ces petites festivités permettent souvent d'attirer un nouveau public dans les églises, voire de financer une partie de l'entretien. Ces utilisations détournées sont fréquentes en France, certaines villes faisant même le choix de reconvertir les édifices religieux en centre culturel.[réf. nécessaire]

Les églises reconnues pour leur architecture ou leur décoration intérieure peuvent générer un tourisme, et donc un dynamisme économique, à même de faciliter l'entretien. Mais tous les édifices religieux ne peuvent prétendre à un important tourisme, ce qui complique leur restauration.

Conversion des églises[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Église désaffectée.

Dès les premiers siècles du christianisme, l'institution ecclésiale devient propriétaire de ses lieux de culte. La législation pontificale invalide par la suite toute aliénation des propriétés ecclésiastiques opérée sans avis de Rome et cherche un appui auprès des pouvoirs civils, non seulement pour défendre son bien mais aussi pour l’insérer dans un cadre qui puisse défier le temps. La désertion des églises dans l’ensemble du monde occidental, marqué par une forte déchristianisation depuis le XXe siècle, pose la question de leur conversion[12].

Ces reconversions en édifices avec des fonctions différentes ou pour un culte différent, peuvent aussi avoir lieu suite aux manques de moyens humains ou financiers, ou bien pour des raisons politiques. L'on peut compter des exemples notables d'église convertie en mosquée en Bulgarie pendant la conquête ottomane, en bibliothèque aux Pays-Bas ou en appartements au Canada.

par pays[modifier | modifier le code]

Australie[modifier | modifier le code]

À Melbourne quelques églises ont été désacralisées et transformées en crèches, écoles voire appartements.[réf. nécessaire]

Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse, les réaffectations ne sont pas rares. Certaines sécularisations sont d'ailleurs anciennes, ainsi, celle de l'ancien couvent cistercien de Bonmont, dont l'église, désaffectée à la Réforme en 1536, devient grenier et bâtiment rural (aujourd'hui lieu de concerts), ou encore l'église baroque du couvent bénédictin de Bellinzona, sécularisée à la Révolution et transformée en « Passage » à la fin du XIXe siècle[13]. De nombreux lieux de culte sont aujourd'hui réaffectés à des activités culturelles: l'ancienne église Saint-Matthieu, à Bâle, qui reçoit des personnes immigrées (repas, célébrations, films etc); l'ancienne église Saint-Joseph, à Lucerne, dont l'immense volume abrite désormais des congrès, concerts, pièces de théâtre, banquets et autres réunions; la chapelle Regina Mundi, à Fribourg, devenue salle de lecture de l'Université, ou encore l'ancien temple réformé Saint-Luc, à Lausanne, devenu maison de quartier[14], alors qu'une église de Winterthour a été transformée en logements pour des réfugiés[15].

Par type d'affectation[modifier | modifier le code]

Appartements[modifier | modifier le code]

  • Condominiums, 6655, boulevard Saint-Laurent, Montréal, Canada (ancienne église Saint-Jean-de-la-Croix)[16]

Centre de recherche[modifier | modifier le code]

  • Centre de recherche L'Hôtel-Dieu de Québec, édifice Saint-Patrick (ancienne église irlandaise Saint-Patrick)[17]

Bibliothèque[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque Saint-Jean-Baptiste, Québec, Canada (ancienne église anglicane Saint Matthew)[18]
  • Bibliothèque Vieux-Québec, Québec, Canada (ancien temple Wesley)[19]
  • Bibliothèque du Mile-End, Montréal, Canada (ancienne église de l'Ascension)
  • Bibliothèque autour de 1925, Tbilissi (ancienne église Norashen, elle sera reconvertie en église plus tard)

Salle de spectacle ou salle de réunion[modifier | modifier le code]

  • Vieux Clocher de l'UdeS, Sherbrooke, Québec, Canada
  • Vieux Clocher de Magog, Magog, Québec, Canada
  • Temple Saint-Georges de Montbéliard, Montbéliard, Doubs, France
  • Abbatiale Saint-Ouen de Rouen, Rouen, Seine-Maritime, France
  • Église Saint-Jean de Dijon, Dijon, Côte-d'Or, France
  • Église Saint-Clément de Craon, Craon, Mayenne, France
  • Église Saint-Siméon, Bordeaux, Gironde, France
  • St John's, Smith Square (en) Westminster, Londres, Royaume-Uni
  • Église Erskine and United American, Montréal, Québec, Canada

Changement de culte[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Site religieux converti en lieu de culte d'une autre religion.

Lieux de culte multiconfessionnels[modifier | modifier le code]

Dans l'histoire, en fonction des changements de majorité dans la confession des habitants d'un territoire on a pu voir des lieux de culte changer de destination : cathédrales devenant mosquées (Sainte Sophie) ou l'inverse (Mezquita de Cordoue). De nos jours l'actuelle mosquée Jamme Masjid de Brick Lane, à Londres a fait office de temple protestant, au temps des huguenots, avant de se transformer en synagogue, puis en mosquée récemment. En France, au début de l'été 2015, Dalil Boubakeur, recteur de la Grande Mosquée de Paris a suggéré de transformer[20] les églises inutilisées en mosquées avant de revenir sur sa proposition.

Dans certains lieux particuliers, comme les aéroports, les hôpitaux ou bien les prisons on peut trouver des lieux de recueillement multiconfessionnels.

Une autre catégorie de lieux de culte se développe également intégrant dès la construction de l'édifice le caractère multiconfessionnel comme le Temple de Moncton au Canada ou le projet "friday, saturday, sunday"[1] des architectes britanniques Leon, Lloyd et Saleem[21], le projet "Tri Faith" à Omaha (Nebraska, USA) ou le projet "House of One" à Berlin.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

La cathédrale de Laval, une église catholique qui a successivement servi de chapelle, d'église paroissiale puis tardivement de cathédrale.
Plan type d'une église classique en forme de croix latine, avec nef et transept
Les voûtes gothiques de l'église abbatiale de Fécamp.
Église de campagne (Pays-Bas).
  1. ↑Sylvette Denèfle, Identités et économies régionales: actes du Colloque Identités culturelles et développement économique, L'Harmattan, , p. 58.
  2. ↑Georges Mercier, L'Architecture religieuse contemporaine en France: vers une synthèse des arts, Mame, , p. 25
  3. ↑(en) David Summers, Real spaces : world art history and the rise of Western modernism, Phaidon, , p. 149
  4. ↑Éric Rebillard, Claire Sotinel, Économie et religion dans l'antiquité tardive, Brepols, , p. 143
  5. ↑Gilbert Durand, Les structures anthropologiques de l’imaginaire, Paris, Bordas, 1969, p. 167.
  6. ↑(en) Peter E. Fink, The New Dictionary of Sacramental Worship, Liturgical Press, , p. 509
  7. ↑Charles Pietri, « Recherches sur les domus ecclesiae », Revue des Études Augustiniennes, vol. XXIV,‎ , p. 3-21
  8. ↑Brigitte Basdevant-Gaudemet, Église et autorités. Études d'histoire du droit canonique médiéval, Presses Universitaires de Limoges, , p. 303
  9. ↑« Des maires sont contraints de démolir leurs églises », Le Figaro (consulté le 5 juin 2007)
  10. ↑Combien d’églises détruites dans 20 ans ?
  11. ↑Magazine Maires de France de juin 2008
  12. ↑Philippe Martin, « Une question millénaire », in Patrimoine religieux. Désacralisation, requalification, réappropriation (sous la dir. de Claude Faltrauer, Philippe Martin, Lionel Obadia), Riveneuve éditions, 2013, p. 11 et 12
  13. ↑Simona Martinoli, « Da chiesa a passage. La Galleria Benedettini a Bellinzona », K+A Art + Architecture en Suisse, no 1,‎ , p. 14-21 (ISSN 1421-086X)
  14. ↑Johannes Stückelberger, « Typologie der Kirchenumnutzungen », K+A Art + Architecture en Suisse, no 1,‎ , p. 32-39 (ISSN 1421-086X)
  15. ↑Angelica Tschachtli, « Die Kirche als Wohnraum für Flüchtlinge », K+A Art + Architecture en Suisse, no 1,‎ , p. 48-52 (ISSN 1421-086X)
  16. ↑Municipalité de Montréal
  17. ↑Centre de recherche du CHU de Québec
  18. ↑Bibliothèques de Québec
  19. ↑Bibliothèques de Québec
  20. Transformer des églises en mosquées va dans le sens de la laïcité républicaine
  21. ↑SCLAVO, O. (2013) "Juifs, chrétiens et musulmans en colocation. Le projet Friday, Saturday, Sunday" Usbek & Rica n° M01736 automne 2013, p. 62-63.

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